Foire Aux Questions

Quelques réponses aux questions

Découvrez une liste de réponses à des questions souvent posées.

A noter que cette liste n’est pas définitive et qu’elle va être amenée à évoluer dans le temps.

Quelle sont les consignes pour les genoux ?

L’un des seuls risques de l’apprentissage du Taïchi Chuan concerne l’utilisation des genoux qui sont très sollicités.

Les consignes sont :

– En avançant le genou ne doit pas dépasser la pointe des pieds.

– Les genoux ne doivent ni rentrer à l’intérieur, ni sortir à l’extérieur. C’est à dire qu’ils doivent respecter un alignement hanche, genou, pied. Plus exactement, l’alignement au niveau du pied se fait sur le doigt de pied à côté du pouce.

Vous pouvez consulter une représentation imagée simple ici la position des genoux.

Si vous souhaitez plus d’explications, et même des exercices, vous pouvez consulter ce document :

comment ne pas se bousiller les genoux.

Dans certains mouvement où l’on pousse un partenaire / adversaire, même s’il est fictif, nous pouvons être tenté de pousser trop loin.

D’un point de vue physiologique, nos genoux ne doivent pas dépasser les doigts de pieds (cf. consignes sur les genoux). Si nous les dépassons, nous finissons pas nous pencher tellement en avant que nous avons un fort déséquilibre avec le poids du corps très en avant. Il y a trop de poids sur le genoux avant et le dos n’est pas dans une bonne posture.

D’un point de vue martial cela n’est pas efficace. Nous pouvons être déraciné facilement et l’efficacité en Taïchi nécessite une bonne structure du corps, ce qui n’est alors pas le cas.

Comment apprendre le Tai Chi Chuan ?

Comme pour beaucoup d’activités, le principe de base de l’apprentissage est de regarder et de copier ce que l’on a vu.

Plus exactement, il y a plusieurs actions :

  • observer quelqu’un faire un mouvement,
  • imaginer faire le mouvement,
  • exécuter le mouvement.

L’observation permet de repérer ce que fait le professeur.

Imaginer, se représenter, visualiser ce qu’il y a à faire permet de se préparer à faire ce que l’on a observé.

Exécuter, refaire le mouvement c’est traduire avec notre corps ce que l’on a perçu.

Les corrections du professeurs vont permettre, petit à petit, d’ajuster nos perceptions avec ce que l’on fait réellement et donc de corriger nos mouvements.

Copier dans l’instant ce que l’on a vu n’est pas suffisant, il faut aussi mémoriser les mouvements à long terme.

Le principe de base est de : répéter, refaire, encore et encore.
Mais il y a un piège : ne faire que copier ce que l’on a vu faire par le professeur il y a peu de temps, ou ce que l’on voit faire par les autres dans l’instant pendant la pratique en groupe, n’est pas suffisant.
Il est important de chercher aussi par soi-même à retrouver ce que l’on a vu. Cela permet d’indiquer au cerveau que cette information est importante pour éviter qu’il l’élimine avec le temps. Refaire par soit-même ce que l’on a vu est une compétence à développer. Plus on le fait, plus ça devient facile.
Un conseil important est donc de répéter le mouvement que l’on vient d’apprendre le jour même après le cours et une autre fois avant le prochain cours.

Quand nous débutons c’est normal, c’est une compétence à travailler. Au début, nous n’y arrivons pas, puis petit à petit cette compétence se développe et nous finissons par nous rappeler de plus en plus facilement.
Les anciens élèves sont aussi passés par là. Eux aussi, ils ne se rappelaient pas des mouvements au début de leur apprentissage.

Oui, pour se rafraichir la mémoire si l’on a vraiment tout oublié. Mais cela revient à regarder ce que font les autres.
Si l’on ne fait qu’essayer de faire ce que l’on voit dans l’instant ce n’est pas suffisant. Il est beaucoup plus profitable d’essayer de se rappeler. C’est difficile au début, puis cela devient de plus en plus facile.

Non. C’est le risque de se blesser car certain mouvement sont compliqués sans les bonnes indications. Et c’est le risque de prendre de mauvaises habitudes.

Au début, cela peut permettre de se remémorer ce que l’on a déjà vue avec le professeur mais que l’on n’a pas encore suffisamment intégré pour pouvoir s’en rappeler seul.
Une fois que l’on a suffisamment de pratique, il est intéressant de regarder dans le détail ce que fait le maître et de se questionner sur notre pratique. Le taïchi est un art complexe qui s’apprend à plusieurs niveaux. Le premier niveau étant l’externe, c’est à dire reproduire au mieux les mouvements.

Effectivement, quand nous débutons il y a beaucoup d’information à retenir. Mais elles vont s’intégrer petit à petit, chacune à leur tour. Elles vont être régulièrement rappelées par le professeur. Et il y a des aides. Par exemple, les 6 harmonies, la verticalité, etc.
Vous pouvez penser à l’apprentissage de la conduite automobile, au début il faut penser à tout, ensuite cela se fait « tout seul ».

Les 6 harmonies , ou les 6 accords, c’est mettre en correspondance, aligner, le haut et le bas du corps :

  • La main avec le pied.
  • Le coude avec le genou.
  • L’épaule avec le hanche.
  • Le cœur avec l’intention.
  • L’intention avec le souffle.
  • Le souffle avec l’énergie.

Les trois premières sont d’une grande aide dans l’apprentissage du Tai Chi Chuan et en particulier, l’alignement coude-genou est souvent indiqué par le professeur.

Les trois suivantes sont pour les niveaux plus avancés.

La verticalité, le retour au centre, sentir son axe sont des indications que peut donner le professeur pour bien exécuter un mouvement, tenir un mouvement.
Dans le mouvement, c’est l’endroit où :

  • l’on est en équilibre sans tension,
  • l’on peut pivoter aisément.

C’est quelque chose à ressentir, qui va se développer avec le temps. Une analogie qui peut aider : une porte peut pivoter quand elle bien insérées dans ses gongs.

A noter, que pendant un mouvement l’axe / le centre peut se déplacer au fir et à mesure du mouvement, il n’est pas forcément figé.

Évidemment, il faut tenir compte des indications du professeurs.

Le professeur peut donner des indications à l’ensemble des élèves, mais aussi nous donner une indication directement.
Nous pouvons aussi réfléchir aux indications données directement à un autre élève : est-ce que je suis concerné par cette indication ? D’ailleurs, cela est valable quelque soit notre niveau, i.e. débutant ou ancien.

Il est aussi possible de s’observer dans un miroir. Cela permet de vérifier par soi-même si nos ressentis correspondent au geste que l’on pense exécuter.

Et bien, sûr nous pouvons poser des questions au professeur.


Nous pouvons aussi nous poser la question d’une gène que l’on ressent dans une position ou dans un mouvement. Si l’on ressent une gène, il est très probable que la position ou le mouvement n’est pas correct. Comment je peux faire pour ne plus provoquer cette gène, qu’est-ce qui ne va pas ? Et si nécessaire, poser la question au professeur. Cela servira très certainement aux autres élèves.

Bien sûr, il y a l’aspect méditatif qui nous permet de relâcher notre mental et notre corps et de nous détendre.
Les mouvements lents nous permettent aussi de capter tout un tas d’informations qui sont masqués par les gestes rapides.
Ainsi, même une forme rapide doit être apprise lentement pour être apprise correctement.

Quand le professeur indique de relâcher le corps c’est en générale assez mal compris. Cela ne veut pas dire ne plus utiliser ses muscles, sinon cela reviendrait à être tout mou, voire ne pas tenir debout …

A un premier niveau, c’est plutôt utiliser uniquement les muscles nécessaires au mouvement. C’est aussi avoir une structure qui permet d’avoir un mouvement unifié de tout le corps. C’est encore avoir les aines pliées (relâchées), ce qui fait que le corps est plus bas et donc plus ancré.

En cours de construction

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